Malgré son sacre, Clair Obscur Expedition 33 a fait l'objet de plusieurs polémiques au moment des derniers Game Awards. Le studio revient sur l'une d'elles d'une façon étonnante.
L'année 2025 n'aura pas été de tout repos pour le studio français Sandfall Interactive. Outre la sortie de son tout premier jeu, Clair Obscur Expedition 33, le succès rencontré par celui-ci a placé toute l'équipe sur le devant de la scène. Mais, comme souvent, la réussite encourage l'émergence de détracteurs de toutes sortes. Ainsi, le titre élu « Jeu de l'année » aux Game Awards 2025 a fait l'objet de plusieurs polémiques. Cependant, il y en a une avec laquelle le studio semble bien comprendre. Il revient dessus officiellement.
Sandfall comprend cette polémique autour de Clair Obscur
Ça a été une année record pour les Game Awards. L'édition 2025 a vu le sacre de Clair Obscur Expedition, titre qui a dépassé le nombre de nominations jamais obtenues et, surtout, le nombre de récompenses remportées. Il a ainsi battu The Last of Us avec ses 9 titres, une première pour la cérémonie. Cela dit, ce chiffre n'aurait jamais pu être atteint sans avoir concouru dans deux catégories auxquelles tout le monde ne peut pas prétendre : celle de « Meilleur jeu indépendant » et de « Meilleur premier jeu indépendant ».
Justement, ces deux dernières nominations ont fait débat au sein de la communauté vidéoludique. Cela pourrait étonner, mais Sandfall est compréhensif vis-à-vis des polémiques qui ont éclaté à ce propos. En interview pour le magazine Edge, Guillaume Broche, co-fondateur du studio, reconnaît que Clair Obscur affiche des « graphismes en 3D qui ne correspondent pas vraiment à l'idée qu'on se fait d'un jeu indépendant ». De plus, la production a bénéficié d'un budget avoisinant les 10 millions de dollars, le cataloguant sans peine de jeu “Triple-i” (équivalent du AAA dans les productions à gros budget).
Tom Guillermin, responsable de la programmation de Clair Obscur, souligne que « le projet a indéniablement commencé comme un indépendant ». Cependant, il reconnaît qu'il a pris de l'ampleur tout au long du processus de production. Cette polémique a finalement le mérite de remettre sur la table la définition de ce qu'est un jeu indé, surtout à des cérémonies comme les Game Awards. Guillermin rappelle par exemple que Death Stranding, de Kojima Productions, est techniquement indépendant. Un fossé sépare alors un telle réalisation de titres comme Hades 2, Hollow Knight Silksong, Dispatch, Absolum ou encore Blue Prince. Broche de conclure avec fair-play, admettant que lui et ses équipes auraient « préféré que cette récompense aille à un studio plus petit ».
Source : Edge / Knowledge.